Réforme du contrôle technique : ce qui a changé

Depuis le 20 mai 2018, une nouvelle réglementation du contrôle technique a été mise en place. Cette dernière sera plus longue à réaliser et donc plus chère pour les automobilistes. L’exigence du contrôle technique et l’évolution de son prix est alors au cœur du sujet.

Pourquoi un renforcement du contrôle technique ?

Une directive Européenne datant de 2014 transcrite en droit français a été mise en place dans le but de réduire le nombre de tués sur les routes. Ainsi, le contrôle technique, obligatoire tous les deux ans, change et devient plus strict.

Ce qui change pour l’automobiliste est l’apparition d’une nouvelle défaillance que l’on appelle “défaillance critique”. Cette nouveauté interdit aux véhicules de circuler plus d’une journée tant qu’il n’aura pas effectué ce contrôle.

Un des objectifs des centres de contrôle va consister à préparer les propriétaires des véhicules à détecter ces défaillances critiques. Certaines vont être plus faciles à repérer visuellement que d’autres. Les automobilistes peuvent vérifier eux-mêmes des problèmes sur leur véhicule comme l’absence du rétroviseur par exemple ou une fuite d’huile qui permettra finalement d’éviter ces défaillances critiques.

Les changements plus importants

La quantité de points à contrôler a augmenté. Ils étaient de 124 et passe à 132 points à l’heure actuelle. De plus, le nombre de défaillance est passé à 606 points à contrôler contre 450 auparavant. La nouveauté principale du contrôle technique est l’apparition de défaillances critiques.

On peut en compter aujourd’hui 129. Les défaillances plus sérieuses repérées par le contrôleur vont alors être notifiées au propriétaire du véhicule. L’automobiliste aura donc l’autorisation de rouler pour apporter son véhicule le jour même en réparation. L’ancienne réforme quant à elle, autorisait un délai de deux mois.

Il existe trois types de défaillances : les défaillances mineures, qui n’entraîne pas obligatoirement une contre-visite, les défaillances majeures et des défaillances critiques, qui, elles vont entraîner une contre-visite obligatoire. La défaillance critique concerne des points de sécurité de la voiture : points graves et défauts. Finalement tout ce qui a un aspect dangereux passera en défaillance critique.

Les changements résident aussi pour les sanctions. Rouler sans contrôle technique impose aux automobilistes 135 € d’amende et immobilisation du véhicule. Suite à cette immobilisation, le contrôle technique est alors obligatoire, à défaut le conducteur ne pourra pas réutiliser son véhicule. Cette nouvelle réglementation contraint donc les automobilistes à être plus pointilleux sur l’entretien de leur véhicule.

Suite à la nouvelle réglementation, le contrôleur technique devra dorénavant passer plus de temps sur le véhicule. En effet, plus de points sont à vérifier sur l’automobile et impliquent donc au contrôleur technique de facturer sa prestation plus chère qu’avant.

Le prix moyen d’un contrôle technique était en moyenne de 65 €, et depuis la réforme elle a augmenté de 15 à 20% tout comme ceux de la contre visite.

Comment fonctionne une contre visite ?

La contre visite permet de détecter les problèmes sur un véhicule. Il détermine donc l’état du point de vue de sa sécurité. La nouveauté depuis la réforme est que la contre visite est plus stricte, en effet il suffit que le contrôleur détecte la moindre défaillance critique pour qu’il contrôle finalement la totalité du véhicule. La contre visite sera alors plus longue et donc plus coûteuse tout comme le contrôle technique.

Si vous devez vous présenter à la contre visite du contrôle technique, sachez qu’il existe des délais pour la passer. Elle dépend des défaillances trouvées pendant le contrôle technique. Il en existe 3 sortes : les défaillances mineures, majeures et critiques :

  • En défaillances mineures, 136 points vont être vérifiés par le contrôleur
  • En défaillances majeures, c’est 336 points qui vont être contrôlés
  • En défaillances critiques, c’est 126 points

Sachez que si votre centre vous annonce avoir constaté des défaillances mineures sur votre véhicule, la contre-visite n’est pas obligatoire. Par contre, en cas de défaillances majeures ou critiques la contre-visite sera obligatoire et à réaliser dans les 2 mois suivant votre contrôle technique. Il est important de savoir, qu’en cas de défaillances critiques, vous ne disposerez que de 24 heures pour réaliser les réparations avant contre-visite.

Dans la même catégorie

Voilà pourquoi Easyverif trouve son utilité !

Arnaque à la location : quand des vacances rêvées à la neige tournent au cauchemar

Un témoignage qui ferait pâlir n'importe quel futur acheteur de véhicule !

L'histoire de William, en Belgique, n'est pas une arnaque isolée.

Réforme du contrôle technique : ce qui a changé

Plus long, plus cher, ... pourquoi un renforcement du CT ?

ARNAQUES DÉMASQUÉES

Contrer les mauvaises fois et malhonnêtetés des vendeurs ?

LES ARNAQUES DE LA MER OU CAMILLE & LE BATEAU IVRE

Achetons en toute confiance !